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Interview : La Manufacture de Bruit

Written By: Geoffrey Marchand on February 13, 2010 2 Comments

Entre ruines médiévales, bunkers et usines désaffectées, se cache La Manufacture de Bruit, forge sonore dédiée aux musiques froides. La Manufacture de Bruit est le 6ème netlabel à intégrer le réseau Netaudio France. Voici une interview de David Vallée (aussi connu sous le nom Lith & E.K.S Center), l’un des deux créateurs de cet ovni musical dans le paysages netaudio.


David, le label La Manufacture de Bruit existe depuis fin 2008 et est donc assez récent en France. Comment ce projet a t-il vu le jour ?

Stéphane (Cauldron Music) et moi-même (La Cadera) sommes amis de longue date et collaborons ensemble depuis 1998. Nous avions de nombreux projets de structures qui n’ont jamais abouti, comme de développer un collectif artistique, s’exprimant autant par le biais de la musique que par d’autres formes comme la peinture, l’écriture, la photographie… Les activités de nos labels respectifs ayant pris fin, nous avions toute latitude pour entamer un nouveau projet, commun cette fois-ci. De plus, nous étions en 2008, et pour fêter nos dix années de collaboration, nous avons concrétisé nos désirs, et en partant sur des bases communes, nous avons créé La Manufacture de Bruit, qui annonce aussi la sortie  d’une première expérience musicale commune, Post Mortem Photographs, un travail de longue haleine que nous avons mis près de 6 ans à terminer.

Les labels Cauldron Music et La Cadera étaient également sous Creatives Commons ?

Non, nos labels n’étaient pas sous Creatives Commons. La Cadera est apparue bien avant la création du Creatives Commons, et même avant le développement du MP3 par Internet, et son activité s’était déjà grandement réduite quand cela aurait pu être possible.  Seul Cauldron Music, plus jeune et qui a vécu plus longtemps que La Cadera, a développé, en plus de sorties sur CD-R, le principe du netlabel, en proposant plusieurs productions en diffusion libre, mais sans licence particulière.

Pourquoi avoir décidé de lancer un label sous licences libres avec du téléchargement gratuit que plutôt suivre un circuit plus traditionnel?

Notre but principal est la diffusion de musique, et nous souhaitons pouvoir proposer nos productions au plus grand éventail d’auditeur. Parallèlement à cela, nous souhaitons découvrir de petits projets musicaux et leur permettre d’être diffusé par notre réseau. C’est pourquoi nous avons opté  pour le téléchargement gratuit. C’est aussi le seul moyen de distribuer de la musique mondialement, sans restriction de frontières.

Pour ce qui est des licences libres, nos idéologies nous ont toujours opposés aux principes, d’autant plus d’actualité aujourd’hui, de sur-protection des Arts qui à force d’abus restreint l’éventail d’œuvres ouvert au grand public. Même si je respecte les principes de protection intellectuelle et de droit d’auteur, je pense que les Arts doivent être accessibles au plus grand nombre, et il faut avant tout que les œuvres soient diffusables ou copiables librement.

En dernier lieu, pour avoir déjà essayé la production classique avec Cauldron Music et La Cadera (et certains de mes travaux personnels sont encore dans le circuit traditionnel de diffusion du disque mais sans protection SACEM), nous pensons qu’il est très difficile pour une petite structure de produire et promouvoir ses travaux, d’autant plus ces dernières années où le milieu indépendant du disque est à l’agonie. C’est pour cette dernière raison que nous souhaitons proposer une diffusion libre et gratuite.

Bien sûr, nous souhaiterions tout de même proposer à ceux qui le souhaitent des « objets », c’est-à-dire des productions, en séries très limitées, sous forme de CD-R voire de K7, dans des packagings spéciaux. Nous aimons le côté artisanal. Néanmoins, ce seront des versions « payantes » d’albums déjà proposés en téléchargement gratuit sur notre site. Il a été « démontré » que c’était une formule qui fonctionne ; des gens qui ont apprécié un disque après l’avoir téléchargé gratuitement et légalement, n’hésitent pas à l’acheter pour l’objet ou en guise de soutien à l’artiste.

Avec pour le moment un seul album dans votre catalogue, sorti en 2008,  vous proposez aussi six autres références dans votre back catalogue. Quels sont les futurs albums prévus sur La Manufacture de Bruit ?

La prochaine production de La Manufacture de Bruit sera le prochain EP de Semper Eadem, et ce très prochainement. Hormis cela, nous n’avons aucune production prévue. Le monde musical dans lequel évolue notre netlabel est assez restreint, et de plus il est très difficile de trouver des collaborateurs souhaitant être diffusé par le biais du téléchargement gratuit.

Website : www.lamanufacturedebruit.org
Myspace :
www.myspace.com/lamanufacturedebruit
Myspace Lith : www.myspace.com/lithsite
Myspace E.K.S CENTER : www.myspace.com/ekscenter

  1. David, le label La Manufacture de Bruit existe depuis fin 2008 et est donc assez récent en France. Comment ce projet a t-il vu le jour ?

Stéphane (Cauldron Music) et moi-même (La Cadera) sommes amis de longue date et collaborons ensemble depuis 1998. Nous avions de nombreux projets de structures qui n’ont jamais abouti, comme de développer un collectif artistique, s’exprimant autant par le biais de la musique que par d’autres formes comme la peinture, l’écriture, la photographie… Les activités de nos labels respectifs ayant pris fin, nous avions toute latitude pour entamer un nouveau projet, commun cette fois-ci. De plus, nous étions en 2008, et pour fêter nos dix années de collaboration, nous avons concrétisé nos désirs, et en partant sur des bases communes, nous avons créé La Manufacture de Bruit, qui annonce aussi la sortie d’une première expérience musicale commune, Post Mortem Photographs, un travail de longue haleine que nous avons mis près de 6 ans à terminer.

  1. Les labels Cauldron Music et La Cadera étaient également sous Creatives Commons ?

Non, nos labels n’étaient pas sous Creatives Commons. La Cadera est apparue bien avant la création du Creatives Commons, et même avant le développement du MP3 par Internet, et son activité s’était déjà grandement réduite quand cela aurait pu être possible. Seul Cauldron Music, plus jeune et qui a vécu plus longtemps que La Cadera, a développé, en plus de sorties sur CD-R, le principe du netlabel, en proposant plusieurs productions en diffusion libre, mais sans licence particulière.

  1. Pourquoi avoir décidé de lancer un label sous licences libres avec du téléchargement gratuit que plutôt suivre un circuit plus traditionnel?

Notre but principal est la diffusion de musique, et nous souhaitons pouvoir proposer nos productions au plus grand éventail d’auditeur. Parallèlement à cela, nous souhaitons découvrir de petits projets musicaux et leur permettre d’être diffusé par notre réseau. C’est pourquoi nous avons opté  pour le téléchargement gratuit. C’est aussi le seul moyen de distribuer de la musique mondialement, sans restriction de frontières.

Pour ce qui est des licences libres, nos idéologies nous ont toujours opposés aux principes, d’autant plus d’actualité aujourd’hui, de surprotection des Arts qui à force d’abus restreint l’éventail d’œuvres ouvert au grand public. Même si je respecte les principes de protection intellectuelle et de droit d’auteur, je pense que les Arts doivent être accessible au plus grand nombre, et il faut avant tout que les œuvres soient diffusables ou copiable librement.

En dernier lieu, pour avoir déjà essayé la production classique avec Cauldron Music et La Cadera (et certains de mes travaux personnels sont encore dans le circuit traditionnel de diffusion du disque mais sans protection SACEM), nous pensons qu’il est très difficile pour une petite structure de produire et promouvoir ses travaux, d’autant plus ces dernières années où le milieu indépendant du disque est à l’agonie. C’est pour cette dernière raison que nous souhaitons proposer une diffusion libre et gratuite.

Bien sûr, nous souhaiterions tout de même proposer à ceux qui le souhaitent des « objets », c’est-à-dire des productions, en séries très limitées, sous forme de CD-R voire de K7, dans des packagings spéciaux. Nous aimons le côté artisanal. Néanmoins, ce seront des versions « payantes » d’albums déjà proposés en téléchargement gratuit sur notre site. Il a été « démontré » que c’était une formule qui fonctionne ; des gens qui ont apprécié un disque après l’avoir téléchargé gratuitement et légalement, n’hésitent pas à l’acheter pour l’objet ou en guise de soutien à l’artiste.

  1. Avec pour le moment un seul album dans votre catalogue, sorti en 2008, vous proposez aussi six autres références dans votre back catalogue. Quels sont les futurs albums prévus sur La Manufacture de Bruit ?

La prochaine production de La Manufacture de Bruit sera le prochain EP de Semper Eadem, et ce très prochainement. Hormis cela, nous n’avons aucune production prévue. Le monde musical dans lequel évolue notre netlabel est assez restreint, et de plus il est très difficile de trouver des collaborateurs souhaitant être diffusé par le biais du téléchargement gratuit.

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